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CONVENTION
SUR LES DROITS DE L'ENFANT
EXTRAITS
Le 20 novembre 1989, l'Assemblée Générale
des Nations Unies (O.N.U.) adoptait
la Convention Internationale des Droits de l'Enfant qui reconnait aux
enfants des droits fondamentaux.
A ce jour 182 pays se sont engagés à l'appliquer.
En France le Parlement a décrété le 20 novembre comme Journée
Nationale de défense des droits de l'Enfant.
Pour autant rien n'est réglé et beaucoup
reste à faire pour améliorer la situation des enfants en France et
dans le monde, notamment cette convention doit se traduire par autant de
devoirs des sociétés à l'égard des enfants.
LES DROITS :
Tout enfant a un droit inhérent à la vie, et
les Etats assurent au maximum la survie et le développement de
l'enfant.
Tout enfant a droit à un nom et à une
nationalité dès sa naissance.
Lorsque les tribunaux, les institutions de
protection sociale ou les autorités administratives prennent des décisions
qui concernent les enfants, la considération primordiale doit toujours
être l'intérêt supérieur de l'enfant, l'opinion de l'enfant doit être
dûment prise en considération.
Les Etats s'engagent à garantir à chaque
enfant la jouissance de ses pleins droits sans discrimination ni
distinction d'aucune sorte. En particulier, les filles doivent jouir des
mêmes droits que les garçons.
Les Etats prévoient pour les enfants qui
sont sans famille une protection de remplacement convenable. La procédure
d'adoption doit être soigneusement réglementée et les Etats
s'efforcent de conclure des accords internationaux pour assurer des
garanties et la légalité de la procédure lorsque les parents adoptifs
ont l'intention d'emmener l'enfant à l'étranger.
Les enfants handicapés ont droit à un
traitement, une éducation et des soins spéciaux.
Les enfants ne doivent pas être séparés de
leurs parents sauf en vertu d'une décision prise par les autorités
compétentes dans l'intérêt des enfants.
Les Etats doivent faciliter la réunification
des familles en autorisant l'entrée ou la sortie de leur territoire.
La responsabilité d'élever l'enfant incombe
d'abord aux parents, mais les Etats leur accordent l'aide appropriée et
assurent la mise en place d'institutions qui veillent au bien-être des
enfants.
Les Etats, la collectivité et les parents protègent
les enfants contre les brutalités physiques ou mentales, la négligence
ou l'abandon y compris contre la violence et l'exploitation sexuelle.
Les Etats protègent les enfants contre
l'usage illicite des drogues et contre l'utilisation des enfants pour la
production ou le trafic de drogues.
Les enfants appartenant à des populations
minoritaires ou autochtones pourront avoir leur propre vie culturelle,
pratiquer leur religion et employer leur langue librement.
Tout doit être mis en oeuvre pour empêcher
l'enlèvement et la traite des enfants.
L'enfant a le droit de jouir du meilleur état
de santé possible. Les Etats assurent l'accès aux soins médicaux à
tous les enfants, en mettant l'accent sur la prévention, l'éducation
sanitaire et la réduction de la mortalité infantile.
L'enseignement primaire est gratuit et
obligatoire, la discipline scolaire doit respecter la dignité de
l'enfant.
L'éducation a pour but de préparer l'enfant à
la vie dans un esprit de compréhension, de paix et de tolérance.
Les enfants doivent avoir du temps pour le
repos et le jeu ainsi que l'accès aux activités culturelles et
artistiques dans des conditions d'égalité.
Les Etats protègent l'enfant contre
l'exploitation économique et tout travail susceptible de compromettre
l'éducation ou de nuire à leur santé ou leur bien-être.
Aucun enfant de moins de 15 ans ne peut
participer à des hostilités, les enfants touchés par un conflit armé
doivent bénéficier d'une protection spéciale.
Les enfants victimes de mauvais traitements, de
négligence ou ayant été mis en détention doivent bénéficier d'un
traitement ou d'une formation appropriée en vue de leur guérison et de
leur réadaptation.
Ni la peine capitale ni l'emprisonnement à vie
ne doivent être prononcés pour les infractions commises par des
personnes âgées de moins de 18 ans.
Les enfants impliqués dans des infractions
à la loi pénale ont droit à un traitement qui contribue à développer
leur sens de la dignité et de la valeur personnelle et vise à
faciliter leur réinsertion sociale.
Les enfants en détention doivent être séparés
des adultes, ils ne doivent subir ni tortures ni traitements cruels ou dégradants.
Les Etats doivent faire largement connaître
les droits énoncés dans la Convention, aux adultes comme aux enfants.

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