Actualités sur les
droits de l'enfant
Le SOS de quatre associations de
protection des enfants. (16/04/00)
Enfance Majuscule, Enfance et partage, l'Enfant Bleu-Enfance maltraitée
et le Collectif féminin contre le viol ont saisi le procureur de la république
de Paris après la publication d'une enquête parue dans l'Humanité
(voir plus bas dans cette page).
Pour ces quatre associations il apparaît inacceptable que les pouvoirs
publics ne fassent aucune recherche pouvant permettre de localiser les
enfants filmés ou photographiés.
Depuis trois enfants français ont été reconnus sur ces photos.
Aucune de ces associations ne semblent posséder un site sur le Web.
Pour toutes informations :
Enfance majuscule : Fédération Alexis Danan - tél : 01 48 25
61 86
Enfance et partage : tél : 01 55 25 65 65
L'Enfant Bleu : tél : 01 55 86 17 57
Collectif Féminin contre le viol : tél : 01 45 82 73 00
Parlement des enfants : une loi sur
la prévention de la maltraitance (16/04/00)
Le Parlement des enfants a adopté une loi visant à renforcer le rôle
de l'école dans la prévention et la détection des faots de mauvais
traitements à enfants"
Ce texte prévoit notamment l'organisation chaque année dans les écoles,
les collèges et les lycées d'une séance "d'information et de
sensibilisation sur l'enfance maltraitée".
Le Figaro prolonge l'enquête de
l'Humanité consacrée à la pédophilie (09/04/00)
Le Figaro tente de démontrer qu'il existe un lien entre des affaires
considérées comme isolées et les trafics pédophiles. L'enquête
révèle que ni la police ni la justice n'ont les moyens ou la volonté
de faire toute la vérité sur ce scandale qui,chaque jour, fait de
nouvelles victimes. Les drames qui ont secoués la Belgique (voir à
ce propos l'excellent reportage qui sera diffusé sur Canal+ le mardi 11
avril à 20h30) ne se sont pas arrêtées aux frontières. La France
n'est pas épargnée. Les pédophiles y disposeraient de
"verrous" à des postes bien placés. la police et la
justice sont notamment mises en cause dans cet article.
Le Parlement européen demande un médiateur
pour l'enfance (09/04/00)
"Il s'agirait d'une personnalité indépendante de dimension européenne,
chargée de la promotion de la cause des enfants" indique la
recommandation adressée au comité des ministres de l'organisation.
Selon le rapporteur du texte, l'Italienne Eliza Pozza Tasca (groupe libéral),
ce médiateur devrait notamment "contrôler la mise en oeuvre des
accords internationaux et de la législation qui a trait aux droits et
au développement des mineurs". Il devrait également "élaborer
des formes de contrôle afin de prévenir les abus sur les mineurs,
l'exploitation dans le cadre du travail, la pornographie et la
prostitution". Des médiateurs aux droits de l'enfant existent déjà
dans une vingtaine de pays de par le monde. Les parlementaires ont par
ailleurs voté une résolution qui invite les 41 Etats membres du
Conseil de l'Europe et ceux qui disposent du statut d'observateur à
interdire le recrutement et la participation des enfants de moins de 18
ans dans les conflits armés. L'Assemblée note que des enfants ont été
impliqués dans des conflits récents en Europe, "hier en Bosnie ou
au Kosovo et aujourd'hui en Tchétchénie". Le rapport également
présenté par Eliza Pozza Tasca juge "profondément dérangeant"
le fait qu'au nombre des Etats autorisant la conscription des jeunes de
moins de 18 ans figurent les Etats- Unis, le Canada, l'Australie mais
aussi un certain nombre d'Etats européens comme la Grande- Bretagne, la
France, la Belgique, l'Italie, l'Autriche, la Finlande, l'Islande, le
Luxembourg, la Norvège et les Pays-Bas.
Un enfant otage des raisons d'Etats
(09/04/00)
Indigne feuilleton commencé le 25 novembre 1999 quand le pauvre gosse
Cubain, naufragé avec sa mère, morte dans le drame, fut recueilli par
des parents à Miami.
Cette affaire donne la nausée parce que le silence de cet enfant est
terrible. D'un côté, les clameurs à Cuba de manifestations
orchestrées par Fidel Castro lui-même, dans un but dont on a peine à
croire qu'il est seulement de réunir un père et son enfant.
De l'autre, une maison gardée jour et nuit par les immigrés
anticastristes dont on ne croît pas un instant que leur seul but est le
bien être d'un enfant. Honte à tous !
Je ne sais quelle solution sera trouvée mais il est sans doute trop
tard. Elian Gonzalez est deux fois naufragé.
Argentine: la dictature programmait
l'enlèvement de bébés (26/03/00)
L'ancien chef de l'armée argentine a déclaré jeudi devant la justice
que les enlèvements de bébés pendant la dictature militaire (1976-83)
faisaient partie d'un plan systématique ordonné en haut lieu.
Ce n'était pas "le résultat d'un comportement isolé et
sporadique", a déclaré le général Martin Balza. "C'étaient
des ordres donnés en haut lieu".
Balza, qui a dirigé l'armée sous la présidence de Carlos Menem, entre
1989 et 1999, est connu en Argentine pour avoir présenté en 1995 des
excuses publiques pour les violations des droits de l'Homme durant la
dictature. Entre 15.000 et 30.000 personnes ont été tuées ou ont
disparu pendant la "sale guerre".
L'an dernier, le général avait qualifié de "monstrueux"
l'enlèvement d'environ 240 enfants placés dans des centres de détention
tenus secrets.
Ces bébés étaient confiés à des couples de militaires sans enfants.
Leurs mères étaient fréquemment tuées. Environ 70 de ces enfants, désormais
jeunes adultes, ont été retrouvés mais certains refusent de croire
qu'ils sont des enfants de "disparus".
Source : agence Reuters
Numéro vert contre la
violence et le racket (26/03/00)
Trop de jeunes sont victimes de racket ou de violences à l'intérieur
de leur établissement scolaire, dans les transports en commun, dans
leur quartier.
Trop souvent, par peur de la réaction des adultes ou par peur de représailles,
les victimes restent isolées, subissent et se taisent.
Pour rompre l'isolement des victimes, le conseil régional d'Ile de
France a mis en place un numéro vert anonyme et gratuit. Jeunes
Violence Écoute souhaite contribuer à briser la loi du silence en
proposant une écoute et un soutien aux jeunes concernés, complétés
par une aide et des conseils quant à l'attitude à adopter et aux éventuelles
démarches à engager.
Numéro de téléphone : 0 800 20 22 23
Pédophilie : les regards
insoutenables (24/02/00)
470 photos d'enfants découvertes sur un CD-ROM qu'un journaliste du
quotidien "l'Humanité" a pu se procurer. Des garçonnets, des
fillettes, des pré-ados. Parfois, des bambins de deux ou trois ans.
Visages insoutenables. Le tableau de chasse de trafiquants pervers.
Photos récentes ? S'agit-il d'enfants disparus depuis des mois, voire
des années ? Mineurs, étrangers clandestins échappant au maillage des
services sociaux et des éducations nationales ? Progénitures prostituées
avec le consentement de leurs parents ? Qui sont-ils ? C'est peu dire
qu'ils sont en danger. Sur de nombreux clichés, on lit la souffrance,
la peur. Parfois un regard révulsé ou vitreux nous glace. La jeune
victime est-elle droguée ? Est-elle encore en vie ? On découvre aussi
des scènes de tortures... Ces portraits font de nous les témoins d'un
massacre, dans une indifférence institutionnelle presque totale. Ce
document démontre que le phénomène pédophile ne peut se réduire à
la juxtaposition de faits isolés. L'omerta qui protège aujourd'hui les
organisateurs de réseaux prépare les crimes de demain.
Source : Humanité du 24/02/00.
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